"C'est un ami qui a posté cette vidéo sur son profil Facebook. On y découvre le projet d'une start-up californienne, qui a eu une idée géniale : mixer des fonctions sociales avec une technologie de reconnaissance d'images, permettant de se connecter avec ses voisins d'embouteillages…
Le principe est simple : je prends en photo ta plaque d'immatriculation. Si tu es inscris, je peux me connecter à toi, et on peut échanger. Discuter, draguer, notifier un pneu crevé ou retrouver ce taxi dans lequel on a laissé un objet.
Cette idée me terrifie, et en même temps, on y voit une vraie préfiguration de l'avenir du media social “dans la vraie vie”. Evidemment transitoire, et proche de ce qu'on peut faire sur des réseaux sociaux géolocalisés, avec Facebook Places ou Foursquare. Mais ici, on combine un élément de sociabilité numérique volontaire (je suis ici) que l'on maitrise, avec un fichier et un élément d'affichage totalement involontaire (tout le monde peut voir ma plaque d'immatriculation). D'un élément anonyme, qui est presque une protection (sauf pour les services de police), on fait un instrument invocable par quiconque voudrait entrer en relation avec moi, même quand je n'en ai pas envie.Récemment, j'ai pas mal été interviewé sur ces notions de non-vie privée. Ce projet, bump.com, met en valeur combien les réseaux sociaux d'aujourd'hui sont bien des actes volontaires. Quand je dis, sur Foursquare, où je suis, c'est avec un nom décidé, et un choix : celui de me rendre visible ici, de me mettre en scène dans ce lieu, pour potentiellement créer du contact, ou donner un signal à mes contacts.
Avec Bump.com, c'est tout autre, puisque la connexion initiale de mon profil social et de ma plaque crée un lien que je ne maitrise plus entre mon identité et un objet tangible, visible de tous.
Sur Mashable, un article en fait un tour complet. On voit bien le fantasme de réalité augmentée, dans la vision de Bump, celle où, dans la rue, mon anonymat disparait, au profit d'affichages sociaux, dans l'espace public, le vrai, le tangible, sur mon enveloppe corporelle. Cette vie privée là, celle de la rue, je ne suis pas tellement sûr que ce soit une affaire de vieux cons…"
Le principe est simple : je prends en photo ta plaque d'immatriculation. Si tu es inscris, je peux me connecter à toi, et on peut échanger. Discuter, draguer, notifier un pneu crevé ou retrouver ce taxi dans lequel on a laissé un objet.
Cette idée me terrifie, et en même temps, on y voit une vraie préfiguration de l'avenir du media social “dans la vraie vie”. Evidemment transitoire, et proche de ce qu'on peut faire sur des réseaux sociaux géolocalisés, avec Facebook Places ou Foursquare. Mais ici, on combine un élément de sociabilité numérique volontaire (je suis ici) que l'on maitrise, avec un fichier et un élément d'affichage totalement involontaire (tout le monde peut voir ma plaque d'immatriculation). D'un élément anonyme, qui est presque une protection (sauf pour les services de police), on fait un instrument invocable par quiconque voudrait entrer en relation avec moi, même quand je n'en ai pas envie.
Avec Bump.com, c'est tout autre, puisque la connexion initiale de mon profil social et de ma plaque crée un lien que je ne maitrise plus entre mon identité et un objet tangible, visible de tous.
Sur Mashable, un article en fait un tour complet. On voit bien le fantasme de réalité augmentée, dans la vision de Bump, celle où, dans la rue, mon anonymat disparait, au profit d'affichages sociaux, dans l'espace public, le vrai, le tangible, sur mon enveloppe corporelle. Cette vie privée là, celle de la rue, je ne suis pas tellement sûr que ce soit une affaire de vieux cons…"
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