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lundi 3 janvier 2011

Trop de particules fines à Liège


Le SOIR - MELANIE GEELKENS

lundi 03 janvier 2011, 09:31
En 2010, Liège a été la ville belge qui a émis le plus de particules fines dans l'atmosphère. L'activité industrielle et la forte circulation sont en cause.
Trop de particules fines à Liège
La norme européenne autorise 35 jours de transgression par an, Liège en comptabilise 51 Un plan spécial pourrait être mis en place par le gouvernement wallon © Valérie Adams-Beghain
En général, décrocher la première place d'un classement relève souvent de
la bonne nouvelle. Cette fois, Liège aurait sans doute préféré éviter d'arriver sur la plus haute marche du podium. En 2010, la Ville a été le plus mauvais élève de Belgique en matière d'émission de particules fines.
Selon les règles établies par l'Union européenne, la norme en matière d'émission de particules est de 50 microgrammes par mètre cube. Chaque commune dispose d'un quota de 35 jours durant lesquels elle peut dépasser cette limite. Au long de l'année écoulée, Liège comptabilise pas moins de 51 jours de transgression. Le reste du « top 10 » est essentiellement composé de villes flamandes (Ruisbroek : 48, Gent : 46, Anvers : 43…).
Liège arrive à la première place principalement en raison de deux facteurs : les industries et le transport, principales sources d'émission de particules en Région wallonne. « Il s'agit d'une zone critique, en grande partie à cause de l'activité industrielle, mais aussi en raison de la pression automobile, analyse-t-on au cabinet de Philippe Henry, ministre wallon de l'Environnement (Ecolo). Il y a beaucoup de circulation et la situation géographique s'apparente à une cuvette. Du coup, le brassage de l'air n'est pas aussi bon qu'ailleurs. »
Si la Ville hérite du bonnet d'âne, elle fait pourtant mieux qu'en 2009 (61 jours de transgression). De manière générale, la classe Belgique peut se vanter de bons résultats. En 2010, seules 10 communes ont dépassé la norme des 35 jours, contre 16 l'année précédente. Le meilleur score depuis 1997, date à laquelle le travail de mesure a débuté.
Cette évolution positive s'explique notamment par des conditions climatiques favorables. En période hivernale, un vent trop faible peut empêcher la dispersion des particules. Cela n'a pas été le cas durant cet hiver puisqu'aucune alerte smog n'a dû être décrétée.
En 2005, l'ancien ministre wallon de l'Environnement avait mis en place une série de mesures pour réduire la pollution dans le bassin de Charleroi, autre zone coutumière des hauts de classement. Une ville comme Marchienne-au-Pont, qui culminait à 175 jours en 2006, n'en comptabilise plus que 36 cette année. Le ministre Henry annonce quant à lui qu'il déposera une note au gouvernement wallon, dans les prochaines semaines, pour proposer un plan spécial pour Liège, similaire à ce qui avait été fait dans la région de Charleroi.

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