Le prix du miel en Europe devrait sensiblement augmenter après l'arrêt rendu mardi par la Cour européenne de Justice (CEJ) sur la présence éventuelle de pollen génétiquement modifié dans le miel, selon Etienne Bruneau, président du groupe miel au sein de la fédération agricole Copa-Cogeca.
"L'Europe importe aujourd'hui 40% de sa consommation de miel. Or 80% de ce miel importé est produit en Chine, en Inde, en Argentine ou au Brésil (pays où l'on cultive massivement des OGM, ndlr). Il est donc contaminé. Avec cette décision, ceux-ci ne pourront plus entrer dans l'Union. Cela va créer une instabilité totale du marché du miel", a-t-il commenté mardi interrogé par Belga.
Dans un arrêt rendu mardi, la CEJ stipule que la présence de pollen issu de maïs génétiquement modifié dans du miel, même en quantité infime, empêche dorénavant sa commercialisation en Europe sans autorisation préalable.
"Les apiculteurs (européens) en zone de cultures OGM peuvent mettre la clé sous le paillasson! ", ajoute M. Bruneau. Pour les autres, les tests nécessaires pour s'assurer de l'absence de pollen OGM va engendrer des surcoûts importants, que peu pourront se payer.
"On est ici face à une contamination environnementale des producteurs d'OGM, mais ce sont les apiculteurs qui doivent payer. L'arrêt montre une chose clairement: la coexistence entre apiculteurs et producteurs OGM n'est plus possible. Il faut choisir: ce sont les abeilles ou les OGM! ".
Or, en raison de blocages politiques passés, les questions de coexistence OGM ont été laissées à la discrétion des Etats membres. "Cela crée d'importantes disparités de marché. La Commission européenne doit reprendre cette compétence car on arrive à une situation ingérable...".
L'Union européenne compte actuellement quelque 800.000 apiculteurs, mais 20.000 professionnels seulement.
Ceux-ci produisent quelque 160.000 tonnes de miel par an.
Ce marché représente un chiffre d'affaires de quelque 800 millions euros.
En Belgique, on dénombre 110.000 ruches, lesquelles produisent 1.500 tonnes de miel annuellement. (belga)

http://www.facebook.com/note.php?note_id=147509725341479
"L'Europe importe aujourd'hui 40% de sa consommation de miel. Or 80% de ce miel importé est produit en Chine, en Inde, en Argentine ou au Brésil (pays où l'on cultive massivement des OGM, ndlr). Il est donc contaminé. Avec cette décision, ceux-ci ne pourront plus entrer dans l'Union. Cela va créer une instabilité totale du marché du miel", a-t-il commenté mardi interrogé par Belga.
Dans un arrêt rendu mardi, la CEJ stipule que la présence de pollen issu de maïs génétiquement modifié dans du miel, même en quantité infime, empêche dorénavant sa commercialisation en Europe sans autorisation préalable.
"Les apiculteurs (européens) en zone de cultures OGM peuvent mettre la clé sous le paillasson! ", ajoute M. Bruneau. Pour les autres, les tests nécessaires pour s'assurer de l'absence de pollen OGM va engendrer des surcoûts importants, que peu pourront se payer.
"On est ici face à une contamination environnementale des producteurs d'OGM, mais ce sont les apiculteurs qui doivent payer. L'arrêt montre une chose clairement: la coexistence entre apiculteurs et producteurs OGM n'est plus possible. Il faut choisir: ce sont les abeilles ou les OGM! ".
Or, en raison de blocages politiques passés, les questions de coexistence OGM ont été laissées à la discrétion des Etats membres. "Cela crée d'importantes disparités de marché. La Commission européenne doit reprendre cette compétence car on arrive à une situation ingérable...".
L'Union européenne compte actuellement quelque 800.000 apiculteurs, mais 20.000 professionnels seulement.
Ceux-ci produisent quelque 160.000 tonnes de miel par an.
Ce marché représente un chiffre d'affaires de quelque 800 millions euros.
En Belgique, on dénombre 110.000 ruches, lesquelles produisent 1.500 tonnes de miel annuellement. (belga)

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