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lundi 9 mai 2011

L'Enclos des fusillés

Ce lundi 9 mai, sous l'initiative de ma tante que je remercie au passage, je me suis rendu à l'enclos des fusillés sur les hauteurs de Liège à la Citadelle.
Arrêté par les allemands la nuit du 31 décembre '42, Georges, le frère de ma grand-mère Elisabeth, y a été fusillé le 5 mai 1943, il avait 20 ans. Motif de l'exécution: Résistant.
En ces temps agités, ce petit périple à été l'occasion de saisir combien se replonger dans ces évènements peut s'avérer utile dans l'ancrage de certaines convictions.
Me remémorer ces histoires qui ont accompagné ma jeunesse et marqué à jamais ma mémoire.
Par exemple, l'histoire du second frère de ma grand-mère, Edgard (mon parrain), déporté m'ayant raconté avoir mangé du chat en captivité (il disait que ça ressemblait au lapin), aussi celle du frère de mon grand-père, trompettiste virtuose, tué d'une balle perdue dans une dernière échauffourée le jour de la capitulation de la Belgique. Ou encore l'histoire de leur cousin Raymond, fusillé aussi le 5 mai de la même année pour propagande anti-allemande et résistant au sein du Front de l'Indépendance puis aussi celle de la mère de Raymond, que nous appelions toutes et tous Tante Louise, qui a été torturée par la Gestapo, elle a résisté, n'a rien lâché, elle a juste gagné un peu de temps pour son fils, ils ont mené l'arrestation...
Ces vécus racontés, ces témoignages entendus puis certains, certaines que j'ai bien connus m'ont offert sans le savoir un bien précieux cadeau tel un prisme au travers duquel entendre, lire, regarder, résister, m'indigner, lutter, proposer, suggérer et pouvoir transmettre à mon tour ce cadeau, la Conviviale Attitude.

A ma grand-mère Elisabeth Huls

Vincent D

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